Pourquoi la loi Pinel séduira encore les investisseurs en 2016

Ces trois questions, nous y répondrons, en nous plaçant tout d’abord dans une perspective d’ordre structurel et historique ; puis, en concentrant notre analyse sur les avantages qu’offre le dispositif fiscal lui-même.

Pour répondre pertinemment à ces questions, nous adopterons d’abord une perspective d’ordre structurel et historique ; puis, nous concentrerons notre analyse sur les avantages du dispositif fiscal lui-même.

L’immobilier face au spectre de la crise

Le secteur de l’immobilier reste par nature un secteur sain, car on aura toujours besoin de se loger. C’est un des rares placements dont la valeur perdure à travers le temps et qui traverse les crises. La monnaie peut fortement se déprécier, la pierre n’en gardera pas moins sa valeur. La pierre, comme disaient nos aînés, c’est du solide ! Et ils savaient de quoi ils parlaient, ayant connu le krach boursier de 1929 et l’inflation de l’après-guerre.

Aujourd’hui, beaucoup de gens pensent que ce type de cataclysme économique n’est plus d’actualité. A tort, cependant.  C’est là, singulièrement, méconnaître le rôle régulateur que jouent les crises dans le système capitaliste.

D’ailleurs, depuis la création de l’euro, la France a connu  une inflation sans précédent. C’est uniquement la difficulté de la conversion euro-franc qui a dissimulé ce point à l’opinion publique. Et si la crise de 2008 s’est révélée plus anodine que les grandes crises du début 20ème, c’est pour des raisons d’ordre contingent : les Etats sont massivement intervenus pour réinjecter les liquidités dont les banques avaient besoin et le fait est que, contre toutes les prévisions, cela a extrêmement bien fonctionné. L’hémorragie a été arrêtée à temps, sans trop de dégâts (excepté aux Etats-Unis), mais cela tient presque du miracle.

Mais, pour peu qu’une crise similaire se profile à nouveau (et c’est malheureusement une possibilité bien réelle, attendu que le système bancaire n’a pas été assaini), et il est à craindre que l’issue soit, cette fois, beaucoup plus douloureuse. La donne vient en effet de changer depuis le 20 août dernier. Les instances gouvernantes ont transposé en droit français, par simple voie d’ordonnance, une directive de la commission européenne sur le redressement et la résolution des crises bancaires (BRRD) adoptée en juin 2013.

Cette directive européenne opère, dans la gestion des crises bancaires, un transfert de responsabilité ; ce ne sont plus les Etats qui interviendront de l’extérieur (« bail-out »), mais les banques elles-mêmes (« bail-in »), en se retournant vers les actionnaires, les détenteurs d’obligations, les épargnants et leurs autres créanciers (les compagnies d’assurance, par exemple).

Ceci signifie, concrètement, que les épargnants risquent de voir saisir demain leurs comptes en banque, parce que leurs banquiers ont spéculé sur des produits à risque ! Sachant qu’aujourd’hui les banques ne peuvent se passer des produits spéculatifs, on mesure les risques  qu’encourent l’épargne de tout un chacun.

Nous disons bien : de tout un chacun, car ce ne sont uniquement les dépôts supérieurs ou égaux à 100 000 euros qui seront l’objet d’une saisie confiscatoire. En effet, les fonds censés garantir les dépôts inférieurs à 100 000 euros, ne sont pas actuellement suffisants. Les remboursements promis aux petits épargnants risquent fort, ainsi, de ne jamais advenir. L’insuffisance de jure et de facto des fonds de garantie prévus par la législation européenne en cas de crise bancaire au sein de l’UE ne fait de doute pour personne.

 

A d’autant plus forte raison qu’une opération spéculative d’investissement à relativement court terme (6 ans) est rendu possible par la souplesse du dispositif Pinel ; à certaines conditions, toutefois.

Parmi ses conditions, il faut évidemment compter l’emplacement du bien acquis. Suivant qu’il sera placé à Paris et en région parisienne ou bien en province, la plus-value ne sera pas la même. Ensuite, pour peu qu’on escompte de réaliser une plus-value significative, il faudra envisager de grossir le prix de vente de notre bien acquis grâce à la loi Pinel. Et c’est là qu’intervient le design.

C’est, en effet, une manière habile de doper le prix de revente du logement acquis six ans auparavant. Le design (ce n’est certes pas là une découverte !) a toujours joué un rôle capital dans la vente immobilière, au même titre que certains autres symboles de reconnaissance sociale importants comme la piscine et la domotique.

Couplé avec la domotique, le design constitue aujourd’hui, à notre avis, une des façons les plus intelligentes de valoriser le bien immobilier à la vente et parfois, même, reconnaissons-le, de le survaloriser !

One thought on “Pourquoi la loi Pinel séduira encore les investisseurs en 2016

  • 18 mars 2019 at 22 h 34 min
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    Bravo, une rédaction vraiment bien. Retrouvez ici les méthodes de peeling aux alentours de Lyon

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